perso

  • Honey badger don’t care

    Honey badger don’t care

    Inspo pour 2026.

  • Les lumières de Noël

    Les lumières de Noël

    À Noël, l’année dernière, Béa était fatiguée, sa douleur à la hanche ne partait pas, et on était un peu inquiet. Elle enchainait les rendez-vous, là, c’était le dentiste, parce que sa mâchoire l’empêchait de dormir. Une conséquence de ses années de problèmes d’alcool, selon elle, une addition qu’elle consentait à payer maintenant qu’elle allait mieux.

  • Béatrice

    Béatrice

    Depuis presque un mois, nous recevons tous les jours des témoignages d’amour, de manque, de tristesse, de joie, qui nous rappellent combien Béa par sa chaleur, sa liberté, sa force, son humour, a bouleversé les vies des personnes qu’elle a croisées.

  • Le fantôme dans la machine

    Le fantôme dans la machine

    J’ai souvent du mal à m’endormir. Le soir, allongé dans mon lit, je tourne, la peau à vif, en cherchant la fraîcheur qui apaisera mes jambes brûlantes, je me perds dans les histoires murmurées dans mon casque et je rêve de pouvoir uploader ma conscience hors de ce corps trop lourd.

  • Je déteste le 1er décembre

    Je déteste le 1er décembre

    Je déteste le 1er décembre. Je déteste le 1er décembre comme on on peut détester le sida, je déteste le 1er décembre comme on peut détester l’apathie. Je déteste le 1er décembre comme le jour où on parade ces morts. Je déteste le 1er décembre comme je déteste tous ces politiques qui s’en foutent depuis […]

  • La rivière forcée

    La rivière forcée

    Pendant le 2e confinement, en 2021, à la demande d’une amie, j’ai enregistré une carte postale sonore pour son objet radiophonique.

  • Ce que j’ai appris en ratant Nanowrimo

    Ce que j’ai appris en ratant Nanowrimo

    Pour la première fois, j’ai tenté cette année de faire le Nanowrimo. Pour celleux qui ne connaissent pas, le but de ce défi collectif, «National Novel Writing Month», est d’écrire 50 000 mots durant le mois de novembre. Ce qui est beaucoup, comme je l’ai découvert rapidement.

  • Le maître de jeu

    Le maître de jeu

    Ma sœur et moi avons partagé une chambre toute notre enfance. Dans mon souvenir, le papier peint moutarde était fatigué, et baignait l’appartement haussmannien hors de prix dans une lumière triste. Ma mère l’avait choisi pour son emplacement juste après son divorce, quand elle a décidé de revenir à Paris et que son monde s’écroulait. Désormais, elle ne pensait qu’à notre futur.

  • 44

    44

    C’est la période de l’année où les nuits se rafraîchissent. Il y a des belles journées encore mais le soleil ne chauffe plus autant.

  • Jusqu’au bord

    Parfois, j’attends juste un peu trop longtemps pour renouveler mes médicaments. Pas trop, il m’en reste toujours assez pour ne pas tomber à sec, mais juste assez peu pour que ce soit à un jour près. Ou le jour même.

  • Et la santé

    Et la santé

    J’y pense à chaque fois: il y a une boule de matière en fusion, à des milliers de kilomètres de nous, qui brille suffisamment fort pour que, quand les nuages s’écartent, non seulement sa lumière arrive au fond de nos yeux, mais qu’on ressente, sur notre peau, au plus profond de nous, la brûlure des ses ardeurs.

  • Le placard

    Le placard

    Quitter le placard, c’était quitter l’isolement terrible de l’enfance et courir bras ouverts vers la communauté, me fondre en elle, trouver mes pairs et ne plus être seul, ne plus être questionné en permanence, ne plus être effacé. Exister en tant qu’objet de désir, aussi. La communauté m’a sauvé la vie.

  • On a pas tous les jours

    On a pas tous les jours

    Je n’arrive pas à dormir. Au début, je me suis dit, c’est la super lune. Elle est trop proche de nous, je suis trop plein d’eau, de larmes, de sang, d’humeurs, du coup, la marée des boyaux m’empêche de dormir. Mais non, ça fait plusieurs jours.

  • L’île des Morts

    L’île des Morts

    Et soudain, le sida de 1990 dont personne ne voulait entendre parler à l’époque, le sida qui tuait en France tous les jours des pédés, des toxicos, des putes sans que ça ne dérange plus que ça la majorité de la population, est l’objet de tout un tas de sujets, papiers, documentaires, éditos.

  • Pantin c’est l’heure

    Voir cette publication sur Instagram Une publication partagée par Charles Roncier (@leroncier) Ma maison est un bois, mais c’est presque un jardinQui danse au crépuscule, autour d’un feu qui chanteOù les fleurs se mirent dans un lac sans tainEt leurs images embaument aux brises frissonnantesAussi folle que l’aube, aussi belle que l’ombreDans cette maison-là, j’ai […]

  • 70 bougies

    70 bougies

    Le 25 décembre dernier, on fêtait Noël à Bordeaux. Il faisait grand soleil, et ma mère et moi en avons profité pour aller nous balader aux Chartrons.

  • Novembre

    Novembre

    Par la fenêtre du train, je vois les arches de l’aérotrain qui tracent sur les plaines du Centre. C’est absurde, ce rail suspendu menant nulle part, ces colonnes de béton armé fendu sous lesquelles passent les tracteurs. Les dernières feuilles des peupliers sont tombées dans un tapis jaune vif, les champs sont vides et le futur n’a pas eu lieu.

  • Ces jours-ci

    Ces jours-ci

    Je fais n’importe quoi avec la nourriture, ces jours-ci. Hier, j’ai voulu faire des crêpes, alors que je n’ai pas de poêle à crêpe. J’ai été en acheter une et ce n’est que quand je l’ai mise sur ma plaque à induction et qu’elle est restée froide que je me suis rendu compte qu’elle n’était pas prévue pour. J’ai failli arracher le plan de travail du mur de frustration.

  • Vider mon sac

    Vider mon sac

    Dans mon sac à dos, j’ai des semis, du lilas afghan et du lis des cafres, que j’ai installés dans des bouteilles en plastique taillées, pour ne pas qu’ils s’abiment. Un fruit de la passion, mûr, pour ses graines prêtes à être semées.

  • Les biches

    Sur une photo qu’elle m’a envoyée, Béa avance au bord de la mer, les pieds dans l’eau, de dos, penchée vers les vagues, le pantalon retroussé, une silhouette sombre sur une plage bretonne.